Mohammad Rasoulof

Cosmopol Films
Cosmopol Films
  • Français
  • Deutsch

Mohammad Rasoulof est né à Shiraz, en Iran, en 1972. Très jeune, il commence à écrire et mettre en scène des pièces de théâtre, avant de réaliser des documentaires et des courts-métrages pour le cinéma. En parallèle, il étudie la sociologie. L’analyse des relations sociales et de la façon dont l’individu et la société sont affectés dans un pays au gouvernement dictatorial est au cœur de son travail.
En 2002, il réalise son premier long-métrage, The twilight, qui gagne le Prix du meilleur film au Fajr Film Festival en Iran. Suivent La vie sur l’eau en 2005 et The white meadows en 2009.
La même année, après les évènements qui suivent l’élection présidentielle iranienne, il est arrêté, avec Jafar Panahi, alors qu’ils étaient en tournage. Lors d’un premier procès, il est condamné à six ans de prison (cinq ans pour rassemblement et connivence contre la sécurité nationale, et un an pour propagande contre le régime). Il est acquitté en appel de la première accusation et sa peine est réduite à un an de prison. Elle n’est pas appliquée mais elle est accompagnée d’une interdiction de sortir du pays.

Celle-ci est levée en 2011, après la sélection de son film Au revoir au Festival de Cannes, où il remporte le Prix du meilleur réalisateur Un Certain Regard. Ses deux films suivants, Les manuscrits ne brûlent pas et Un homme intègre, sont présentés à Cannes dans la même section, respectivement en 2013 et 2017.

Un homme intègre en reçoit le Grand Prix. Il est également présenté au Festival de Telluride. Quand Mohammad Rasoulof rentre des États-Unis, son passeport est confisqué dès son arrivée à l’aéroport de Téhéran et il est privé de sa liberté de circuler et de travailler. Soumis à de nombreux interrogatoires, il est condamné en juillet 2019 à un an de prison ferme, suivi de deux ans d’interdiction de sortie du territoire et de l’interdiction de se livrer à la moindre activité sociale et politique. Il réalise ensuite dans la clandestinité Le diable n’existe pas, Ours d’or au Festival de Berlin 2020. Dans la foulée de cette récompense prestigieuse, reçue en son absence par ses comédiens, il est sommé de se présenter à la justice iranienne, afin de purger sa peine de prison.

(Pyramide)

Geboren 1972 in Schiras, Iran. Während seines Soziologiestudiums begann er, Dokumentar- und Kurzfilme zu drehen. Nach seinem zweiten Film, Iron Island, wurden seine Möglichkeiten, Filme zu machen und zu zeigen, immer weiter eingeschränkt. Alle sieben Langfilme fielen im Iran der Zensur zum Opfer. 2010 wurde er bei der Zusammenarbeit mit Jafar Panahi am Set verhaftet und zu einer einjährigen Haftstrafe verurteilt. Für seine Arbeit erhielt er zahlreiche internationale Auszeichnungen, u. a. mehrere Preise in der Reihe Un Certain Regard in Cannes. Seit 2017 darf er den Iran offiziell nicht mehr verlassen.

Filmografie

2002 Gagooman (The Twilight); Dokumentarfilm 2005 Jazireh ahani (Iron Island) 2008 Bade dabur (Head Wind (The Dish)); Dokumentarfilm 2009 Keshtzarhay e sepid (The White Meadows) 2013 Dastneveshtehaa nemisoozand (Manuscripts Don't Burn) 2017 Lerd (Man of Integrity) 2020 Sheytan vojud nadarad (There Is No Evil)

(Berlinale)